Généalogie : mode d’emploi

Nicole Blanche, habitante de la commune de Saint-Pierre-de-Cernières, est passionnée de généalogie. Elle donne quelques conseils pour monter son arbre.

Dernière mise à jour : 08/01/2014 à 17:30

Nicole Blanche a pu réaliser un arbre généalogique de plus de 400 noms, principalement avec la seule aide d'internet.
Nicole Blanche a pu réaliser un arbre généalogique de plus de 400 noms, principalement avec la seule aide d'internet.

Nicole Blanche fait de la généalogie depuis dix ans. Avec le temps, elle a pu réaliser un arbre généalogique remontant jusqu’aux années 1500 et comportant actuellement plus de 400 noms ! ” En premier lieu, il faut partir des parents et grands-parents et s’aider du livret de famille, conseille-t-elle. On peut ainsi commencer à remonter doucement dans le temps.” Mais ce n’est évidemment pas suffisant. Comme l’explique Nicole Blanche, Il faut également s’aider des personnes de la famille ou du village, des aînés qui sont souvent une vraie mine d’informations. Et une fois cette source de renseignements épuisée, il faut se servir des archives départementales, consultables sur internet où il est numérisé un nombre colossal de documents officiels ! « Leurs informations sont les plus fiables car ils les ont reçues directement des mairies et des églises. Il y a également la possibilité de s’aider avec des groupes de recherche, sous forme d’associations ou de clubs le plus souvent. »

Jusqu’en 1902

Il faut savoir aussi qu’à ce jour, les archives départementales ne comptent pas de documents datant d’après 1902. Pour obtenir ces documents, il faut se rendre directement en mairie. Les documents à rechercher pour obtenir les précieuses informations sont les extraits d’actes de naissance, les certificats de décès, les actes de mariage et les actes de baptême qui donnent eux le nom du père dans leurs informations. En résumé, il faut chercher l’état civil. Tous ces documents sont classés par ordre chronologique ou alphabétique généralement. « Seulement, certains documents sont illisibles, même s’ils sont numérisés net, c’est l’écriture d’époque qui pose problème. Il faut donc dans ce cas consulter un paléographe (personne qui étudie les écritures manuscrites anciennes) qui aide à déchiffrer ces documents, parfois écrits en partie en latin et partiellement en français. »

Cimetières

On peut également faire des recherches dans les cimetières pour les noms les plus récents, noms qui se retrouvent en mairie si les archives sont bien tenues. Certains actes de succession sont chez les notaires, et par conséquent sont plus difficiles à obtenir mais pas impossibles pour autant. En fait, la recherche se complique à partir du moment où l’on tombe dans le domaine privé (archive de châteaux, de manoirs…). « Toutes ces recherches mènent à des anecdotes, des légendes, c’est vraiment intéressant !  »

Être organisé

Le maître mot pour réussir son arbre généalogique est l’organisation, et Nicole blanche nous a donné quelques conseils pour mener à bien cette entreprise : « Il faut s’accrocher, vouloir trouver les informations ! Il faut également rechercher fréquemment, pour ne pas se perdre. Personnellement j’essaie d’en faire un peu tous les jours. Il faut bien sûr être organisé, bien noter tous les éléments trouvés et vérifier ses sources. » Elle met en garde contre les sites internet autres que les archives départementales qui ne sont pas forcément fiables. En plus, « en s’y prenant bien, il n’y a pas besoin de se servir de sites payants pour mener à bien la tâche. Sur le site des archives départementales, il faut se rendre dans l’onglet « direction des archives ». Ensuite, pour ne pas se tromper de personne, il vaut mieux se fier aux mentions « fils de » ou « fille de », donnant une précision cruciale sur la lignée de la famille ».

L’Histoire se dévoile

Quand on se lance dans l’établissement d’un arbre généalogique, on découvre beaucoup de choses sur l’Histoire. On trouve également des cas spéciaux, des mariages entre cousins de différents degrés par exemple, ne sachant même pas qu’ils sont de la même lignée ! C’est une activité qui prend du temps, mais qui en vaut largement la peine !

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