Saint-Victor-de-Chrétienville Marie Murski, plume libérée, avec la parution du Bébé d'Adèle

Marie Murski vient de publier son nouveau roman. Victime d'un pervers narcissique pendant quatorze ans, elle a fait du sujet la toile de fond du livre, pour mieux tourner la page.

13/04/2017 à 18:26 par Florent Lemaire

IMG_0129.JPG
« Écrire Le bébé d'Adèle m'a libérée », déclare Marie Murski, qui envisage de se « mettre vraiment à la poésie » désormais.

L’ancienne sage-femme de l’hôpital de Pont-Audemer a déjà eu l’occasion d’évoquer ces années passées sous la coupe d’un mari pervers narcissique, dans Le chat silence et Cris dans le jardin. Le sujet est la trame de son nouveau roman, Le bébé d’Adèle, même s’il ne s’agit pas de son histoire. C’est pourtant son ancien mari qui en est à l’origine. « Pendant quatorze ans, la seule chose que j’ai écrite, ce sont des carnets de jardin. Il avait tout mis en oeuvre pour que je ne puisse plus écrire », raconte celle qui avait publié avant sa rencontre avec cet homme, notamment de la poésie.

Une fois libérée de ses griffes, Marie Murski se remet à écrire, « un peu de poésie, des nouvelles, un roman. Puis, en janvier 2015, il revient dans ma vie à travers Facebook, me contactant en se faisant passer pour une jeune fille de 18 ans. Le soir où il s’est dévoilé, cinq mois après, j’ai laissé tomber tout ce que j’écrivais et commencé à écrire ce thriller, un genre que je n’aurais jamais pensé écrire un jour ».

Un thriller « réparateur »

Il permet pourtant à Marie Murski de planter le décor de son histoire, celle d’un gynécologue réputé et « fort sympathique », et pourtant…

« C’est une réflexion sur le bien et le mal. Le lecteur est tout de suite au courant de ce que peut faire cet homme. Il a commis des crimes parfaits dont celui du bébé d’Adèle. La seule possibilité est qu’il reconnaisse ses crimes. L’héroïne va développer des moyens de l’attraper non pas pour se venger mais pour le faire avouer. »

Celle-ci, sa compagne, une danseuse de tango, boiteuse, fragile, entreprend de le piéger. « Je connais les faiblesses de ces personnes-là, je les ai mises dans les mains de mon héroïne », poursuit Marie Murski.

L’auteur fait pourtant le distinguo. « C’est un roman, j’ai pu dire des choses que je n’avais jamais dites. La fiction rejoint un peu la réalité. Pour autant, dans l’histoire, lui n’est pas ‘lui’, elle n’est pas moi, mais c’est extrêmement réparateur car elle le fait avouer. C’est un thriller réparateur ! », insiste Marie Murski.

L’auteure, installée à Saint-Victor-de-Chrétienville, considère que la page de ces quatorze années est tournée. « Écrire ce roman m’a libérée. Pour moi, ‘il’ est éliminé. Mais je vais continuer à témoigner, peut-être moins qu’avant. » La plume de Marie Murski s’intéresse de nouveau à sa passion de toujours, la poésie. Sous son nouveau nom d’auteur, son ancien éditeur va rééditer La baigneuse, paru en 1989, et lui a demandé des inédits. Parallèlement, Marie Murski a réécrit un recueil de nouvelles, « très noires mais qui ne parlent plus de ‘ça’. Ce thème ne m’intéresse plus ».

Pratique. Le bébé d’Adèle, éditions Cogito, 18 €, en vente à l’Espace culturel E. Leclerc de Menneval et à la librairie de l’Hôtel de ville, à Bernay.

27300 Saint-Victor-de-Chrétienville

Captcha en cours de génération.....Version audio
Changer l'image
Présidentielles 2017
Votre opinion

Les consignes de vote de vos élus locaux vont-elles peser dans votre décision au moment de voter dimanche ?
Voir le résultat
Chargement ... Chargement ...
Les bébés de la semaine - Non classé

[PHOTOS] Bienvenue à Leyann et Soline !

soline-rabineau.jpg

Votre journal cette semaine

Un concentré d'informations pour ne rien manquer !

Je m'inscris à la newsletter

Bernay - Dimanche 23 avril 2017

Bernay
Dim
23 / 04
14°/2°
vent 36km/h humidité 45%
Lun16°-2°
Mar10°-3°
Mer11°-1°
Jeu11°-1°

Abonnement

Recevez l'actualité qui
vous concerne. Je m'abonne